Qu’est-ce qu’un ministère Ismaël ? C’est un ministère né d’une combinaison humaine, fruit de l’impatience. Il n’y a rien de surnaturel dans son origine. Il n’est pas né de la promesse de Dieu, à la différence du ministère Isaac.
Abraham, las d’attendre, épouse Agar pour obtenir un enfant. Dieu ne s’interpose pas. Il n’envoie pas d’ange pour empêcher l’erreur. Il laisse Abraham à ses désirs. C’est précisément ce silence qui trompe le ministère Ismaël. Puisque Dieu ne contredit pas, puisqu’il n’arrête rien, puisqu’il semble même utiliser le ministère, on en déduit qu’on est dans sa volonté parfaite. On confond le silence de Dieu avec son approbation.
Ce ministère porte souvent la marque du rejet, comme Agar et Ismaël. Il a besoin de se justifier sans cesse par des discours éloquents, de forcer les portes et les connexions, de prouver qu’il a sa place. Il est né de l’effort, de l’arrangement humain et du compromis : Abraham s’est compromis en prenant sa servante pour obtenir ce que Dieu avait promis autrement.
Pendant treize années, le silence règne. Ce n’est qu’ensuite, en Genèse 18, que Dieu parle à Abraham pour le corriger et lui demander d’être intègre. Pendant toutes ces années, le ministère Ismaël a pu croire qu’il était dans le plan de Dieu. Il vivra, il sera même utilisé, béni à cause d’Abraham. Mais au jour de la visitation, il sera écarté. Il n’aura pas l’approbation du ciel, car il n’est pas la promesse.
À l’inverse, le ministère Isaac naît d’années de patience, de souffrance et de confiance dans les promesses divines. Malgré les vents contraires et les humiliations, il refuse de se compromettre. Il passe par le test de la formation, du rabaissement et du service. Il est engendré par la persévérance et l’obéissance dans les temps où la promesse tarde. Il n’a pas brûlé les étapes.
C’est pourquoi le ministère Isaac est béni, approuvé de Dieu, et suivi de sa faveur : il n’a pas violé les longs temps de la formation. Là où Ismaël force, Isaac attend. Là où l’un se justifie, l’autre est justifié par Dieu. L’un est né de l’impatience et du compromis ; l’autre de l’attente et de l’obéissance. L’un peut être utilisé ; seul l’autre porte la promesse.








Beaucoup d'appelés, peu d'élus... Chaque chose en son temps, vaut mieux la patience que la désobéissance...
Et malheureusement aujourd'hui ce ministère invoque le droit d'aînesse par Ismaël.. il y a des conséquences à la désobéissance. Merci pour le partage. Amitiés fraternelles.🙏