Environ 1 200 personnes ont été tuées ce jour-là : des familles entières, des enfants, des personnes âgées, des jeunes qui dansaient. Plus de 250 otages ont été emmenés.Trois ans plus tard, tous sont rentrés, vivants ou pour l’inhumation.
Les vingt derniers otages vivants ont été libérés le 13 octobre 2025. Le corps du dernier, le sergent-chef Ran Gvili, a été retrouvé et rapatrié le 26 janvier 2026, après 843 jours. Plus personne n’attend dans l’incertitude d’une captivité. La plaie, elle, n’est pas refermée. Des familles pleurent ceux qui ne sont revenus que dans un cercueil. Des survivants portent encore les tunnels, la faim, la peur.
Ce jour n’est pas une date parmi d’autres : c’est un jour de deuil, et pour nous, chrétiens, un jour où le silence serait une forme d’abandon. Nous ne parlons pas ici d’une cause politique abstraite. Nous parlons d’un peuple. Le peuple juif a traversé les siècles sous le poids de l’exil, des pogroms et de la Shoah. L’existence même de l’État d’Israël est née de cette mémoire et de la volonté de ne plus dépendre de la bienveillance des autres pour survivre.
Le 7 octobre a rappelé, avec une brutalité que beaucoup préfèrent aujourd’hui relativiser, que cette menace n’appartient pas au passé. L’Écriture nous donne une orientation claire. À Abraham, Dieu dit : «Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront» (Genèse 12v3). Cette promesse n’a pas été annulée par le Nouveau Testament. Paul rappelle que les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables (Romains 11.29) et que les nations ont été greffées sur l’olivier dont Israël reste la racine.
Soutenir le peuple juif n’est donc pas un choix partisan ; c’est une fidélité à l’alliance que Dieu a lui-même conclue. Cela n’exige pas d’approuver chaque décision d’un gouvernement. Cela exige de refuser l’indifférence quand des Juifs sont visés parce qu’ils sont Juifs, en Israël comme dans nos rues.
Depuis le 7 octobre, l’antisémitisme a repris de la vigueur sous des formes parfois à peine déguisées : slogans qui nient le droit d’Israël à exister, agressions, intimidations dans les universités et les lieux publics. Certains chrétiens se taisent, de peur d’être associés à un conflit complexe. La complexité est réelle. Elle ne justifie pas de détourner le regard des victimes du 7 octobre, ni d’accepter que la haine du Juif redevienne respectable dès lors qu’elle se pare du langage de la justice.
En ce jour commémoratif, nous pouvons faire trois choses simples et concrètes.
- Prier. Pour les familles endeuillées. Pour les survivants qui portent encore la captivité dans leur corps. Pour la protection du peuple juif, en Israël et dans la diaspora. Pour que les cœurs s’ouvrent à la paix véritable, celle qui ne se construit pas sur le déni du droit de vivre.
- Parler. Nommer ce qui s’est passé le 7 octobre sans euphémisme. Refuser les comparaisons qui effacent la nature du massacre. Rappeler, dans nos églises et nos conversations, que l’amour du prochain inclut le prochain juif.
- Tenir bon. L’histoire montre que les périodes où les chrétiens ont abandonné les Juifs ont toujours été des périodes de honte pour l’Église. Nous n’avons pas à répéter cette faute.
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob n’oublie pas son peuple. En ce 7 octobre, que notre mémoire non plus ne fléchisse pas.







Merci pour ce bel hommage. N'oublions jamais ce peuple juif avec lequel nous somme liés et par lequel nous avons connu notre merveilleux Messie ! Soyons à leur côté, quand il traverse ses heures les plus sombres et douloureuses. Continuons de prier pour eux, afin que eux aussi, connaissent Jésus, et reçoivent une pleine consolation du St Esprit. ❤️🔥🔥👏