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NAZA : Le contre-film qui met fin à la polémique !

Le documentaire israélien indépendant NAZA: The Real Story (en français : Naza : la véritable histoire), mis en ligne début octobre et temporairement retiré après une campagne coordonnée de signalements massifs, est de nouveau accessible.

Marc Nouvel· Journaliste· 14 octobre 2026

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NAZA : Le contre-film qui met fin à la polémique !

Il répond directement au film NAZA de Yuval Abraham et Rachel Szor (produit par The Guardian et primé à Venise), qui s’appuie sur des témoignages anonymes de soldats et officiers du renseignement pour décrire un système de ciblage acceptant de hauts niveaux de dommages collatéraux.

NAZA: The Real Story a été réalisé et financé sur fonds privés par trois citoyens israéliens (dont des réservistes de l’armée), sans soutien gouvernemental ni militaire. Il donne la parole à des commandants et officiers du renseignement ayant servi à Gaza. Leurs rôles sont identifiés, ils s’expriment de dos (pour des raisons de sécurité opérationnelle), et leurs propos sont accompagnés de preuves visuelles : images de bodycams, de drones, d’aéronefs, analyses de terrain, documents et même images de cockpit montrant des frappes avortées à cause de la présence de civils.

Principaux arguments avancés par NAZA: The Real Story

  • Tactiques systématiques du Hamas : les officiers décrivent des combattants en civil (plus aucun uniforme une fois l’armée entrée dans la bande), des armes stockées dans des habitations, des puits de tunnels dans des maisons, à proximité d’écoles, de mosquées et d’hôpitaux, y compris sous le berceau d’un enfant. Selon eux, cela constituait le problème central des opérations et rendait extrêmement difficile la distinction entre civils et combattants.

  • Règles d’engagement strictes : les frappes nécessitaient des autorisations selon le niveau hiérarchique, l’implication de conseillers juridiques, le marquage de sites sensibles et des avertissements aux civils. La règle répétée est claire : en cas de doute, on ne tire pas. Le film montre des exemples de frappes annulées pour protéger des civils à proximité, parfois au prix de risques pour les troupes israéliennes.

  • Contraintes liées aux otages : des otages étaient détenus dans des maisons civiles, ce qui limitait fortement les opérations (zones interdites de tir ou d’entrée). NAZA: The Real Story évoque également des envois de médicaments destinés aux otages, qui n’auraient pas été distribués.

  • Aide humanitaire : les officiers affirment que l’armée a coordonné des convois et des livraisons, mais que le Hamas s’en est emparé dès les premiers jours. Des colis portant des marques d’agences onusiennes ont été retrouvés dans des structures identifiées comme des compounds du Hamas.

NAZA: The Real Story se présente explicitement comme une réponse offensive : la charge de la preuve incombe aux accusateurs, et les témoignages anonymes (visages et voix modifiés) du film NAZA (celui de Venise) ne suffisent pas à établir des accusations aussi graves, d’autant que l’armée israélienne a catégoriquement démenti des points centraux de ce film, notamment l’approbation d’une frappe anticipant 500 morts civils.

Disponible gratuitement en plusieurs langues (dont le français) sur nazadocumentary.com, NAZA: The Real Story a déjà été vu par des millions de personnes. Il remet le contexte du 7 octobre — massacre déclenché par le Hamas — et les méthodes de combat de l’organisation terroriste au centre du récit, là où le film NAZA (Abraham/Szor) les minimise ou les ignore.

Les producteurs de NAZA: The Real Story invitent le public à visionner les deux films et à juger sur pièces, en particulier sur la présence ou l’absence de preuves visuelles concrètes.

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