L’historien s’exprime à l’occasion de la parution, le même jour aux éditions Hermann, de son essai Le génocide à l’épreuve de Gaza. Essai sur un mot dévoyé. Il y défend une distinction stricte entre l’horreur d’une guerre et la volonté d’exterminer un groupe humain.
Selon lui, le terme tend à devenir un simple synonyme de massacre, voire une manière de désigner le mal absolu. À force d’être appliqué à des réalités différentes, il perd sa précision. Kotek rappelle que le génocide suppose la destruction physique ou biologique d’un groupe, le ciblage de ses membres en raison de leur appartenance à ce groupe, et la volonté d’en détruire une part substantielle.
Au centre de ce raisonnement figure l’intention spécifique de destruction, le dolus specialis des juristes. Il souligne que la population de Gaza ne s’est pas effondrée. S’appuyant sur des chiffres qu’il qualifie de données à prendre avec précaution, y compris celles du Hamas, il évoque environ 74 000 morts en trois ans, dont au moins 17 000 combattants, soit de l’ordre de 70 décès par jour. Ces ordres de grandeur, affirme-t-il, diffèrent profondément du rythme des massacres des Arméniens, des Juifs d’Europe ou des Tutsi.
Sans nier l’ampleur des souffrances palestiniennes, Kotek estime qu’Israël combat le Hamas sans chercher à exterminer le peuple palestinien. À l’inverse, il qualifie les massacres prémédités du 7 octobre 2023 de «séquence génocidaire».
L’historien juge enfin que l’accusation de génocide, telle qu’elle est formulée contre Israël, brouille l’analyse, réactive selon lui des représentations antisémites et sert à délégitimer l’État hébreu.







Il faut beaucoup de mauvaise foi pour parler d un génocide a gaza. Merci a cet historien de rétablir la vérité !✅