Selon les témoignages recueillis par Boulevard Voltaire (enquête d’Aliénor de Pompignan), le groupe, réuni pour fêter deux anniversaires, se rendait à la foire après un repas. Dans le bus, les jeunes chantaient des chansons à boire, de la variété française et des chants catholiques (« Ressuscito, Alleluia » notamment).
À l’approche de l’entrée de la foire, un individu les aurait désignés en criant «Il y a des fachos !». En une trentaine de secondes, une partie du groupe aurait été encerclée par plusieurs dizaines d’individus (décrits par les victimes comme des jeunes d’environ 16-18 ans, majoritairement en jogging noir, certains sortant de la foire).
Les agresseurs auraient proféré des insultes et menaces : « sales gwers », « sales Blancs, on va vous buter », « fachos », ainsi que « on vous déteste ». L’un d’eux aurait lancé à une victime : « Je suis musulman, j’ai 16 ans, et je te baise ta mère. »
Les coups auraient alors commencé. Le frère cadet de l’un des jeunes (21 ans) aurait été jeté au sol et roué de coups de pied. Lorsque d’autres ont tenté d’intervenir, ils ont été à leur tour frappés, notamment à la tête et aux tempes.
L’agression aurait duré environ cinq minutes. Les victimes indiquent n’avoir pas eu le temps de fuir ou de se défendre efficacement face au nombre. Quatre jeunes ont été conduits à l’hôpital. L’un souffre d’une fracture du plancher de l’orbite ; d’autres présentent des hématomes et des saignements de nez. Un autre membre du groupe boite depuis les faits. Martin (prénom cité dans le témoignage), après être rentré chez lui, aurait perdu connaissance et passé la nuit à l’hôpital.
Plusieurs plaintes ont été déposées. Selon les témoignages, l’agression aurait été filmée par des caméras de vidéosurveillance. Les victimes estiment avoir été ciblées en raison de leur identité catholique et française, notamment à cause des chants religieux. L’un d’eux aurait tenté de désamorcer la situation en expliquant « Non, on n’est pas fachos, on est catholiques » et en ajoutant qu’ils n’avaient rien fait et « vous aimaient ».
Boulevard Voltaire indique que le parquet de Rouen, contacté, n’avait pas encore réagi au moment de la publication.
Contexte local
Quelques heures plus tôt le même soir, une autre agression violente avait eu lieu devant un bar de supporters du FC Rouen (Le Corner, à Sotteville-lès-Rouen), après un match. Une trentaine de jeunes auraient attaqué des clients aux abords de l’établissement, faisant plusieurs blessés (dont certains grièvement). Des propos de type « sales Blancs » auraient également été rapportés dans ce cas.
Ces faits s’inscrivent dans un contexte de tensions récurrentes à Rouen ces dernières semaines, marquées notamment par des affrontements entre mouvances d’ultradroite et d’ultragauche en marge de manifestations.
L’enquête judiciaire sur l’agression de la foire Saint-Romain est en cours ; les éléments de vidéosurveillance et les plaintes devraient permettre d’identifier les auteurs et de préciser les circonstances exactes.







Le temps de Noé est en chemin.. J'ai pas trop compris le fait d'être catho. La phrase sales gwers est sans équivoque.. Et après ça on nous raconte que le racisme anti blanc n'existe pas.
😮😮😮😮😢😢😢😢 De pire en pire... la haine augmente en France. 🙏🙏🙏
Bonjour Bastien, La haine a toujours été là mais elle restait entre quatre mûrs. Aujourd'hui malheureusement elle c'est banalisé.