« Le peuple palestinien n’existe pas. C’est un mensonge. Il n’y a pas d’État palestinien. Le seul objectif de cette idée est la destruction de l’État d’Israël », a lancé Ofer Winter devant les participants de la conférence organisée par l’Institut international de lutte contre le terrorisme (ICT).
« Il n’est pas question de négocier sur notre patrie. Jamais, jamais un État palestinien ne sera créé ici ! »Joignant le geste à la parole, le dirigeant a déchiré le document en deux, en déclarant que « les accords d’Oslo n’existent plus ». Signés en 1993 entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine, ces accords avaient instauré l’Autorité palestinienne et ouvert un processus de négociations sur un règlement définitif, jamais abouti.
Winter a également réclamé le désarmement des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne. Selon lui, leurs armes contreviennent au cadre d’Oslo et pourraient être retournées contre Israël : le « prochain 7 octobre », a-t-il averti, pourrait venir de Judée-Samarie.
Ancien commandant de la brigade Givati pendant l’opération Bordure protectrice à Gaza en 2014, puis de la 98e division, Ofer Winter a lancé en août son parti Amkha Israël (Peuple d’Israël). La formation, qui se situe dans les sondages autour du seuil électoral de 3,25 %, promet un ancrage à droite plus tranché que celui du Likoud, tout en indiquant qu’elle recommanderait Benjamin Netanyahou pour former le prochain gouvernement.
Le général de réserve a toutefois critiqué le Premier ministre, lui reprochant de « dire une chose et d’en faire une autre » : affirmer qu’aucun État palestinien ne verra le jour tout en donnant, selon lui, une légitimité au plan en 21 points de Donald Trump, dont les clauses finales évoquent « la création de conditions pour un chemin crédible vers un État palestinien ».
Le geste, filmé et largement relayé, s’inscrit dans une campagne marquée par le rejet, à droite, de toute perspective de création d’un État palestinien depuis les attaques du 7 octobre 2023. Il a été salué par une partie de l’électorat nationaliste et vivement contesté par les formations du centre et de la gauche, qui y voient une radicalisation du débat à l’approche du scrutin.







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